Le Vazuho

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Vazuho
Jeune Shan en communion avec ses ancêtres.
Jeune Shan en communion avec ses ancêtres.
Organisation de Caminelot
Dirigeant : Sans administration
Membres actuels :
Affiliation : Empire Laoshan

Présentation

Le Vazuho est la religion la plus répandue sur le territoire shan. Représentant un véritable art de vivre, il est très mêlé aux coutumes shanes ainsi qu’à la philosophie de ces-derniers. C’est une religion sans organisation ecclésiastique ou véritable lieu de culte. Elle est centrée sur la perfection du soi ainsi qu’à l’amélioration du monde environnant. L’harmonie entre les Hommes est donc importante, la paix et la tolérance sont de mises pour pouvoir pratiquer le Vazuho de manière convenable. La cruauté et la destruction sont en revanche l’opposé de la perfection du Vazuho et sont même à éliminer. Le Vazuho est fondé sur le principe du Mäta.

Origine

Un homme s’était installé dans un village dont le nom et la localisation sont désormais inconnus. Dans une volonté de garder son anonymat, il se faisait appeler “le Vazuho” (“l’étranger”). S’intégrant dans le village et devenant de plus en plus important, Vazuho devint au fil du temps une icône du village, jouant le rôle de sage et de référent pour toute sorte de problèmes. Il disciplina ses compagnons en leur expliquant l’importance dans une société de rester bon tout en cherchant à se perfectionner. Les bases du Vazuho furent créées. La sagesse de Vazuho s’étendait aux villages voisins qui en eurent vent.

Vazuho prodigua ainsi beaucoup de conseils et d’avertissements tout au long de sa vie et mourut très vieux, une grande cérémonie fut organisée dans le village où on incinéra son corps. Dans les semaines qui suivirent, on venait se recueillir dans la maison de Vazuho. Mais de plus en plus de visiteurs entraient avec un doute en tête et ressortaient avec leurs problèmes solutionnés. Comme si les conseils que l'on venait lui demander de son vivant, arrivaient toujours comme s'il était toujours vivant.

La rumeur se répandait qu’une maison pouvait résoudre les problèmes des gens, et toute l’île venaient rendre visite à cette cabane. Des habitants du village, excédés par cette affluence, bloquèrent l’accès au village. Étrangement, l’inspiration venaient des gens, ils se rendirent bientôt compte que leur proches récemment décédés leurs parlaient à la manière du Vazuho.

Au fil des années, le village fut perdu, mais la légende demeure. D’autres hommes après cette époques précisèrent les principes fondateurs de ce que nous appelons dorénavant le Vazuho.

Les Principes

Mäta

L'énergie interne qui anime tous les hommes et qui n’est propre qu’à l’Homme. Le Mäta se divise en trois branches: "le corps, l’âme et l’esprit". Le Mäta est au centre du Vazuho, c’est l'essence même de la croyance en la réincarnation.

Le corps

La condition physique et la propreté sont de rigueur. En effet, quelqu’un de trop gras ou sale ne montre pas une réelle envie de mettre en avant son Mäta. De fait, prendre des bains et coiffer ses cheveux est bien vu. Ainsi, ce n’est pas un jugement valable pour un instant précis, un travailleur couvert de boue ne peut être considéré comme indigne, du moment qu’il entretient son apparence. Le contrôle de son corps est primordial car il montre une bonne condition de l’esprit. La souplesse, la dextérité, l’agilité et la force physique sont des attraits à travailler.

L'esprit

Il rassemble les capacités de compréhension, de réflexion, et d’intelligence. Cette branche est celle qui a le développement le plus lent. Son entretien est un travail de toute une vie. Les parents enseignent à leurs enfants des bases de la vie shane en société en fonction du rang social de la famille. De ce fait, les familles les plus pauvres restent autour du comptage de bêtes dans l’enclos ou l’estimation du poids d’un objet, tandis que les familles les plus riches transmettent des notions d’art, de lecture et de politique. L’esprit est lié à l’âme par opposition : dans chaque situation, un homme utilise son âme ou son esprit.

L'âme

C’est la branche la plus importante car c’est l’âme qui quitte le corps pour que le Mäta se réincarne. En opposition à l’esprit, l’utilisation de l’âme est prévalente. L’âme s’exprime dans la bonté et l’honneur d’un homme, en général suivre un code d’honneur (personnel ou institutionnel) est très bien vu, et toute forme de cruauté envers un Homme, quel qu’il soit est méprisable.

L’entretien des branches est primordial pour espérer la réincarnation.

Dans la vie courante

Mariage

Un mariage se réalise entre un homme et une femme dont les pères (ou chefs de familles) ont donné leur assentiments. La cérémonie se déroule dans un endroit choisi par les mariés eux-mêmes (maison, place, bosquet, et presque tous les endroits accessibles aux mariés). Les mariés choisissent leur invités, mais les parents sont obligatoirement présents. Est aussi présent, un maître de cérémonie choisi par les parents.

La cérémonie commence par un discours des deux futurs mariés, discours dans lequel on prouve l’amour pour l’autre. Les futurs mariés embrassent les mains du conjoint. Les parents ensuite posent les mains sur la tête du gendre (ou de la brue) et prononce : “ En toi je met ma confiance et t’accepte dans ma famille qui est désormais tienne”. Le maître de cérémonie déclare ensuite : “est ainsi fait l’union de (nom du mari) et de (nom de la femme), puissent-ils apporter une descendance à leur famille et leurs ancêtres”. Tous les convives sont ensuite invités à manger un festin que tous doivent honorer.

La mort et la réincarnation

La mort est le processus se réalisant quand l’esprit se délie de l’âme et du corps. L’âme est cependant toujours reliée au corps, la destruction de l'enveloppe charnelle du Mäta est nécessaire pour que la réincarnation se réalise. Le moyen le plus simple de libérer l’âme est la crémation. Avant d’incinérer le corps, il est généralement lavé et coiffé, de temps à autres, on rajoute sur le bûcher de trois couches de bois des onguents parfumé, ce qui réduit l’odeur. Un proche, s’il s’agissait d’un civil et potentiellement un supérieur hiérarchique s’il s’agissait d’un militaire, prononce un éloge funèbre, avant l'inflammation, qui doit être terminé par ces mots : “ Va ,[prénom du concerné], rejoindre les tiens et puisses-tu garder ta famille en de droits chemins”.

Les cendres du défunt sont récupérées généralement par la famille et sont exposées dans des urnes, (allant des plus simples aux plus détaillées selon la richesse de la famille) lesquelles servent de support à une épitaphe. L’âme libérée est dite réincarnée. En liberté et sans contraintes charnelles, l’âme peut influer sur les Mätas des croyants. Ainsi, des signes sont perçus par les descendants du réincarné mais aussi par tous les Mätas.

Lieux de prières

Ils sont très divers, en effet les croyants n'attachent pas d'importance à la taille ou à l'emplacement des lieux de cultes. La seule exigence est que ce soit un endroit calme, et connecté si possible à nos ancêtres, il s'agit donc parfois de la stèle d'un ancêtre, de l'armure d'un parent soldat mort au combat, ou tout simplement l’urne funéraire. Pour s’attirer les bonnes grâces des ancêtres, les croyants s’y recueillent en pratiquant un petit rituel.

Prières aux ancêtres

Le croyant, voulant s’adresser à un ancêtre en particulier, rejoint le lieu le concernant. Le croyant, dépose une fleur devant l’urne, allume une tige d'encens, s’agenouille, pose les mains au sol et commence sa demande en ces mots : “ Ancêtre, cher ancêtre, guide moi en ce moment”.

En justice

Les assassins, voleurs et autres criminels sont certes jugés par le conseil, mais celui-ci reste tout de même collé aux valeurs du Vazuho, et encourage la rédemption du criminel. Cependant, dans les cas les plus extrêmes, la condamnation à mort est prononcée. Elle permet l’échappatoire de l’âme du condamné dans laquelle on retrouve la bonté et l’honneur. Mais l’âme ne sera pas réincarnée car l’esprit et le corps auront gardé leur ignominie. Le condamné à mort est exécuté par décapitation. Le condamné est agenouillé au milieu de quatre brasero, la tête droite, les mains attachées dans le dos. Un dignitaire ( généralement un conseiller), énonce ces mots : “Toi qui n’a pu voir le juste, toi qui a perdu la confiance de tes ancêtres, toi qui corrompt le Mäta de tes semblables, toi [nom du condamné] est en ces lieux condamné à mort. Tes restes seront enterrés dans une tombe sans nom et ton nom sera désormais oublié de ce monde.”

A l’armée

L’armée est nécessaire à la protection de la nation shane, bien qu’elle puisse sembler en contradiction avec les valeur du Vazuho. Cependant, l’armée n’est pas une institution religieuse, et doit réaliser certains actes nécessaires aux défenses du territoire shan et par extension, nécessaires aux défenses des valeurs qui s’y collent. C’est un mal nécessaire, mais les soldats ne sont pas considérés comme des Mätas impurs, car ils suivent le code d’honneur de l’armée et protègent plus d’une vie.