Baronnie de Valbrume

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Baronnie de Valbrume
Illustration.
 
Établissement : 1023
Capitale : Stagenhard
Devise : Que le Maître créée, guide et punisse.
Chef : Hector Skälen
Ancien chef : Oswald Kester
Religion Officielle : Culte du Maître


ValbrumeRivecielLaoshan
CélidosOrdreChaos

Présentation

La Baronnie de Valbrume est un des trois royaumes indépendants de Caminelot. Longtemps constitué de différentes tribus éparpillées, il fut unifié en 1023 pour devenir un seul et même territoire.

Situé au Nord de Célidos, ses paysages sont froids, montagneux et pour la plupart recouverts de forêts. Valbrume assume pendant longtemps une politique de repli sur elle-même ce qui en fait aujourd'hui une nation profondément renfermée préférant privilégier que son espace.

Emblème & Symboles

L'Emblème de la Baronnie de Valbrume est le cerf, animal symbolique de la Famille fondatrice, les Bracken. Ce dernier est représenté couronné d'un œil éclatant représentatif du Maître ainsi que de son Culte présent sur l'ensemble du territoire. La Baronnie arbore des étendards verts et noirs considérés comme couleurs officielles.

  • Une paume de main aux doigts tendus peut servir de représentation alternative à l’œil du Maître.
  • La nature et ses éléments sont souvent au cœur des symboles de la Baronnie comme le Chêne mais aussi d'autres bêtes sauvages tel que l'Ours ou le Corbeau.
  • La Hache qu'elle soit de guerre ou sous forme d'outil est souvent maniée par les Bruméens qui la privilégient à l'épée.

Histoire & Chronologie

Les premiers Hommes

Aux origines, alors que les loups régnaient en maîtres et sans partage sur les terres désolées qui deviendraient celles de Valbrume, les Hommes n’occupaient qu'une infime place dans la hiérarchie des espèces. Leur présence sur l’île n’était que partielle, leur organisation primitive et leur capacité à survivre, de fait, limitée. Il s’agissait avant tout de petits groupes ne dépassant pas les vingts individus. Souvent nomades, ils se nourrissaient en majeure partie de baies, de plantes et de ce que la chasse pouvait leur apporter. Quelques tribus, plus avancées ou simplement mieux localisées, jouissaient déjà d’une meilleure dynamique leur permettant notamment d’exploiter la terre, les rivages côtiers ou encore les forêts à leurs avantages. Ces derniers pouvaient dès lors profiter d’une sédentarisation et donc d’une certaine supériorité.

Les querelles se faisaient rares, les conflits armés encore plus et se résumaient la plupart du temps à une simple histoire de territoire de chasse ou de vol de ressources. L’apport de connaissances ainsi que l’acquisition de nouvelles techniques permirent d’étendre les différents groupes tout en assurant l’essor démographique de l’île. Rapidement, les rassemblements devinrent des tribus et les tribus de véritables communautés. Ces dernières prirent place autour de zones stratégiques du territoire achevant le processus de sédentarisation. Ces différentes communautés, partageant dès lors des espaces, des intérêts ou des pratiques similaires furent en capacité de se rassembler davantage, souvent sous la bannière d’un leader, et de former différents groupes plus importants, de véritables clans. Dès lors, les Hommes ne constituaient plus une forme faible et sans but mais étaient devenus les principaux acteurs de l’île. Ils avaient réussi à dompter la flore et la faune, à s’imposer sur les autres formes de vie tout en s’assurant leurs intérêts.

L'Age des Clans

Un territoire fragmenté

La multiplication des tribus ainsi que leur fusionnement provoquent rapidement un morcellement du territoire qui se retrouve divisé en plusieurs Clans. Ces derniers sont hétérogènes et sensiblement différents aussi bien au Nord qu’au Sud. Ainsi, les plus faibles ne regroupent qu’une centaine d’hommes quand les plus importants en comptent déjà quelques milliers. Chacun vit et prospère à partir de différents domaines en fonction notamment de leur localisation mais aussi de leur importance. Les terres de l’Est offrent des plaines fertiles, le Nord est riche en bois ainsi qu’en métaux tandis que les nombreuses criques du Sud grouillent de poissons. Les échanges de ces diverses matières premières se mettent rapidement en place et ce notamment entre les grands clans qui disposent de ces dernières en large quantité. Ainsi, si l’île se trouve largement divisée par ces communautés aux modes de vie différents et à la culture parfois opposée, les nombreux contacts qu’ils entretiennent maintiennent un semblant de cohésion ainsi que de paix.

L'Essor des Familles

L’importance grandissante des différents Clans a pour conséquence de propulser à la tête de groupes, parfois très importants, des hommes dont la valeur et le savoir faire font d’eux des chefs naturels. Ces derniers ont pour but de guider le Clan et ses membres afin de le mener vers la meilleure situation possible. Si dans de nombreuses communautés les chefs sont élus au mérite et en fonction de leurs compétences, la plupart parviennent rapidement à établir leur succession qu’elle soit relationnelle ou familiale. De fait, des fils succèdent à des pères et précèdent leurs descendants eux mêmes oubliant progressivement les raisons de leur pouvoirs. Ces familles vont accentuer, par leurs rivalités, le morcellement du territoire ou, au contraire, se lier entre elles. Par des accords commerciaux, des traités d’alliances ou encore l’union de fils et de filles, chaque famille assure la continuité de son Clan et maximise les chances d’élargir son influence. Progressivement, plusieurs concrétisent ces alliances par la mise en place de véritables petits royaumes comme celui de Valbrume avec à sa tête la famille Bracken ou encore le Clan Rougefeuille mené par les redoutables Marbros.

La Guerre des Plaines vertes (1011 - 1023)

La Guerre des Plaines vertes est le dernier grand évènement qui clos la période de l’âge des Clans. Il voit s’y opposer les plus importantes familles du territoire au cours d’un conflit qui dure onze années. Harren le Sanglant, seigneur de la famille Marbros et soutenu par le Clan Rougefeuille souhaite étendre son territoire en livrant bataille tout d’abord face aux Selemor de Havreroc puis aux Bracken du Clan Valbrume. Si la guerre est longtemps indécise, la mort d’Edmond Bracken, semble laisser le champs libre aux Rougefeuille pour remporter la victoire. Pour autant, Arnvald Bracken, fils du défunt, parvient à vaincre son ennemi et à légitimer son pouvoir afin d’unifier l’île. La fin de la guerre marque du même coup celle des clans qui se voient réunis autour d’un seul chef et d’un seul culte.

L'Unification - an 1023

La victoire du jeune Arnvald Bracken sur ses ennemis est totale et lui permet d’asseoir son autorité sur les grandes familles que compte l’île. La mise à mort des membres de la famille Marbros fait état d’exemple et celles qui avaient combattus à ses côtés ploient le genou. La puissance et la légitimité du Clan Valbrume empêche également toute contestation de la région d’Havreroc, trop fragilisée par la guerre, ou du Sud où les familles sont éparpillées et peu enclines aux conflits.

Le futur souverain est ainsi assuré de sa mainmise sur les différents territoires et sa population mais il est également conscient que son autorité peut être renversée tout comme l’a été celle des Marbros s’il décide de régner sans partage. Alors qu’il fait bâtir les prémices de la future capitale Stagenhard au centre du continent, il ordonne par la même occasion les différents chefs de famille à venir lui prêter serment tout en les invitant à imaginer avec lui le futur de leur nation.

La Baronnie de Valbrume

La concertation organisée par Arnvald Bracken aboutit à la formation d’un Etat centralisé autour de la personne du Baron et promut par le Culte du Maître, élevée comme seule religion du territoire. Les règles fondamentales de la Baronnie sont adoptées et la succession héréditaire est écartée au profit d’élections nobiliaires. Arnvald Bracken renonce ainsi à ce que ses descendants occupent à tout prix son trône laissant la possibilité à toute famille noble d’accéder au pouvoir.

Les années 1020 qui voient la mise en place de la Baronnie marquent également un tournant dans la foi du royaume et l'installation d’une religion autoritaire. Le Culte du Maître est imposé à toute la population et de grandes campagnes de conversions sont lancées sur l’ensemble du territoire dans le but d’assimiler les populations. Les plus récalcitrantes sont les cibles de punitions exemplaires et, dans l’ensemble, même si la région de Tertrebois connaît quelques foyers de résistance, le Culte est imposé de façon total.

L’ensemble du Valbrume se développe progressivement et chacune de ses régions gagnent en spécialités ainsi qu’en caractéristiques. Pour autant, la figure du Baron mais également le lien entretenu par la religion font rapidement des bruméens un peuple uni, fier et chez qui l'intérêt du territoire devient primordial. La Baronnie s’impose petit à petit dans la diplomatie de Caminelot mais oscille toute au long de son histoire entre ouverture et repli sur soi.

Organisation politique

Entités régaliennes

Le Baron

Le Baron est le chef politique ainsi que le dirigeant suprême de Valbrume. Il dispose des pleins pouvoirs afin d’administrer le territoire et de nommer les hommes qui l’aideront dans sa tâche. La charge de Baron n’est pas héréditaire mais élective au sein de la noblesse. A chaque fin de règne est organisé un vote auquel seul les chefs de familles nobles peuvent participer dans le but de déterminer un successeur. Il s’agit d’un important événement dans la vie nobiliaire lors duquel les accords et autres soudoiements sont de mise.

Le Baron détient les pouvoirs militaires et diplomatiques et est donc le seul à pouvoir déclencher un conflit. Bien que supérieur en droit sur les institutions du Culte, il se doit, comme chaque bruméen, d’en respecter les usages. De fait le clergé, qui détient une position avantageuse, peut désormais infléchir les choix du Baron et être consulté sur de nombreux domaines.

Le Chambellan

Garant de la Maison et de l’ordre de la Citadelle, le Chambellan est avant tout à la tête des nombreuses mains qui s’affèrent dans l’ombre afin de faire vivre la cour du Baron. Il s’agit d’un proche conseiller de ce dernier qui est donc régulièrement au coeur des décisions de Valbrume. Il est choisi par le Baron, souvent parmi ses proches, et peut être révoqué par lui-même en cas de besoin.

Le Chancelier

Le Chancelier est le second conseiller du Baron. Au delà de ses avis et de l’aide qu’il lui apporte, il est chargé d’assurer le fonctionnement de l’administration de Valbrume. Cela le place à la tête de cette dernière avec pour mission de promulguer les décrets, traités ou encore les déclarations voulus par le Baron. Au même titre que le Chambellan, le Chancelier est choisi et révocable à tout moment par son supérieur.

Administration de l'île

Ne pouvant administrer et traiter l'ensemble des affaires de l'île, le Baron de Valbrume délègue son autorité à des entités régaliennes inférieures en la personne des gouverneurs de régions. Ainsi, les quatre régions autre que les Terres Centrales sont sous la juridiction du noble ayant autorité sur celle-ci. Il se réfère évidemment à l'autorité souveraine pour les questions d'ordre fondamental mais est en capacité de régler celles du quotidien, de rendre la justice sur ses sujets ou de faire collecter les impôts.

> La région de la Pointe de Drest est administrée par la famille de Drest

> La région de l'Estfÿld est administrée par la famille Outremont

> La région de Havreroc est administrée par la famille Selemor

> La région de Tertrebois est administrée par la famille Skälen

A leur échelle, ces grands seigneurs et nobliaux peuvent à leur tour déléguer leurs fonctions à des subalternes qui vont s'occuper de faire régner la loi et la justice de la Baronnie. Il n'est pour autant pas rare d'observer de la corruption d'élites, de la subjectivité et ainsi, de nombreuses affaires ne répondent pas de la véritable justice. Il est d'ailleurs très rare d'être entendu et les moins aisés règlent le plus souvent leurs affaires eux-mêmes. De ce fait, la justice expéditive est chose courante et il n'est pas rare de croiser à l'entrée d'un village plusieurs gibets ou la victime d'un lynchage populaire.

Le Culte du Maître

Voir Culte du Maître

Domaine Militaire

L'Armée

Hiérarchie

La Sentinelle

La Sentinelle ou première Sentinelle est la charge décernée au général en chef des armées de Valbrume. Ce dernier, d’origine noble, est choisi par le Baron et son conseil qui sont donc aussi en droit de le révoquer. Si la Sentinelle est placée à la tête des troupes de l'île, le Baron reste le véritable dirigeant militaire et délègue donc les missions d’ordre guerrière. Pour autant, l’Histoire a déjà permis d’observer un souverain conquérant menant lui même ses troupes à la bataille et ne se servant de sa Sentinelle que comme conseiller militaire.

En période de prospérité, la Sentinelle est à la tête de l’administration militaire de Valbrume. De ce fait, elle dirige et contrôle la hiérarchie ainsi que les différents corps de l’armée. Assistée d’un important dispositif d’intendance, elle se doit de vérifier que chacun occupe son poste, que les soldes sont versées et que les troupes sont en tout instant préparées.


Chevalerie

Hommes d'armes & soldats

Les Milices

Situation militaire

Sécurité locale

Guerres & Conflits

Société bruméenne

Les Bruméens

La société bruméenne est dure, froide et se répercuté invariablement sur les habitants de ces terres qui n'offrent que peu de futurs désirables. La majorité de la population étant issue d'une classe sociale miséreuse, paysanne ou roturière, les bruméens sont par essence des gens de peu, bercés par la pauvreté, le malheur et les ravages de la vie. Ce sont ces aspects qui font que l'on porte sur eux un regard méfiant et parfois hostile. Leur enfermement et leur replis sur soi aussi bien politique que religieux ou encore social ne les défini pas comme une communauté appréciée et appréciable. Toutefois, si cette réputation tenace tend à dresser un portrait sombre du bruméen de base, elle se rapproche davantage de stéréotypes dus à des modes de vie souvent sommaires et une importance exemplaire pour la dévotion. Les bruméens aiment connaître leur environnement et ceux qu'ils côtoient certes, mais c'est avant tout parce que la vie villageoise, prédominante sur l'île, impose ce mode de vie.

Un étranger devant décrire un bruméen s'emploiera certainement à insister sur ses mauvaises manières, sa bestialité, son penchant pour l'alcool et son accent prononcé. Ces facteurs, loin d'être erronés, ne peuvent toutefois s'appliquer à l'ensemble du peuple du Valbrume et, s'il est vrai que le bruméen n'est pas une créature facile, il en est qui viennent mettre à faux ces idées reçues. Aussi, certaines sphères bruméennes sont reconnues pour le propension dans le commerce, les arts ou encore l'artisanat de haut niveau. La notion géographique présente ici un aspect fondamental et c'est pourquoi un bruméen de la Pointe de Drest n'aura de similaire avec son cousin de Tertrebois que le nom.

C'est un fait, les bruméens ont la carapace épaisse et les appréhender n'est pas chose aisée mais cependant, il n'est pas rare d'en voir un partager sa coupe avec des étrangers si ces derniers lui sont familiers ou entretiennent avec lui des relations amicales. Dans la majorité des cas tout de fois, le bruméen préférera garder proximité avec une communauté qui lui est propre, connue et avec qui il est davantage à l'aise.

Haute Société

La Noblesse

La Bourgeoisie

Le Peuple

Commerçants & Artisans

Travailleurs

Miséreux

Étrangers

Religieux

Haut-Clergé

Moyen-Clergé

Bas-Clergé

Culture

Traditions

Le Culte

La société bruméenne est marquée par la religion jusque dans ses traditions et ses mœurs. Les pratiques du Culte participent à la routine quotidienne des bruméens et occupent une grande partie de leur temps libre. Ils sont premièrement souvent amenés à se rendre au lieu de culte auquel ils sont rattachés qu'il s'agisse d'un temple urbain, rural ou d'un simple autel. Leur absence lors des rituels quotidien ou ceux plus événementiels sont très vite remarquée et la pression des communautés citadines ou villageoise suffit à se maintenir dans le droit chemin. De plus, ces rassemblements réguliers de la population autour du culte constitue pour certain les rares temps de socialisation et de présence au sein du groupe. Outre la pratique religieuse, il s'agit de temps d'échange au sein de la communauté, de rencontre et de discussion.

La pratique personnelle du Culte est également un élément important et constitutif du quotidien lors duquel le bruméen peut entrer directement en relation par la parole, la pensée ou l'acte avec le Maître. Elle se fait généralement en début ou fin de journée dans le but de demander ou de rendre compte des actions futures ou passées. L'adulte le pratique donc seul ou en compagnie de son conjoint, de ses enfants, de ses parents proches. Il s'agit pour la plupart du temps de remercier le Maître pour ses offrandes, sa grâce ou son salut et ce dans les différentes actions entreprises.

Famille

La famille est un des repères essentiels qui permet à l'individu de s'épanouir au sein de la société bruméenne. L'attachement à ses parents proches/éloignés est plus ou moins forte mais reste généralement importante jusqu'au départ du foyer. Cependant, la famille ne représente pas un cercle fermé et opaque à ceux qui n'en font pas partie mais peut s'étendre de manière très diverses à des amis, des connaissances, des voisins. Ainsi, au-delà de sa propre parenté, le bruméen est avant tout attaché à une communauté qu'il connait et appréhende en grandissant. Il s'agit majoritairement des personnes avec qui il partage son quotidien, ses espaces et ses activités restreintes à un village, u,e bourgade ou un quartier de ville.

La société bruméenne considère la primogéniture masculine et l'applique au sein des différentes transmissions ou héritages. Le mâle est supérieur à la femelle et davantage responsable de ses actes. C'est pourquoi on lui confie plus volontiers les différentes tâches familiales et ceux même très jeune. La femme bruméenne est donc fortement réduite à son rôle de génitrice et maintien du foyer. Elle ne peut en aucun cas accéder à des postes cruciaux concernant la religion, le droit ou encore la politique. Dans certains cas, elles vont pouvoir accompagner des figures masculines importantes tel que l'apothicaire en tant que soignante ou l'Abbé si elles choisissent de devenirs servantes du Maître.

Mariage

Le mariage occupe une place prépondérante dans les traditions bruméennes et surtout dans la vie de ceux qui sont amenés à partager celle d'un(e) autre. Il constitue un élément primordiale d'entrer dans la communauté et d'indépendance vis-à-vis de ses parents permettant de démarrer une nouvelle vie, de fonder une nouvelle famille. Cet acte sacré est célébré par les proches des mariés et s'étend bien souvent à l'ensemble du groupe villageois ou citadin. Afin d'être validé, l'union se fait en présence d'un membre représentatif du Culte et dans la majorité des cas par un prêtre. Le mariage ouvre les portes à de nouveaux droits et devoirs comme celui de fonder un foyer et d'élever des enfants de Valbrume. A l'inverse, la séparation des unions est très mal perçue dans l'idéologie bruméenne et l'adultère est bien souvent préférable pour son image.

La mort

Le trépas n'est pas un sujet tabou dans la société mais reste quelque chose que l'on aborde très peu. La relation avec les macabés doit être quelque chose de bref et le souvenir de la personne importe davantage que son corps. De ce fait, les cimetières regroupent davantage de dépouilles issues d'un rang social élevé permettant l'entretien d'un lieu de repos. Pour la majorité des décès, l'enterrement se fait aléatoirement selon les familles et peut varier d'un endroit apprécié du défunt à la fosse commune. On transmet donc son souvenir par l'oral davantage que par le solide et les générations apprennent progressivement les noms de leurs aïeux et ceux qui ont compté ou eu rôle.

Loisirs

Populace

Si la société bruméenne peut paraître et est cloisonnée par de nombreuses règles et devoirs, elle contient également tout un panel d'activités permettant de faire relâcher la pression d'une dure journée de travail ou d'une année particulièrement mauvaise. Ceux qui ne noient pas leurs ennuis dans les alcools et participent à la vie communautaire de leur village ou ville sont donc amenés à prendre part à différentes festivités, célébrations qu'elles soient annuelles ou plus courantes.

Ces dernières sont majoritairement dictée par les périodes de l'année et notamment les saisons qui imposent différents rythmes de travail et de possibilités. Ainsi, la saison hivernale dégage davantage de temps libre que l'été qui oblige aux travaux champêtres. Les bruméens sont particulièrement friands de tout ce qui attrait aux combats qu'il s'agisse alors de duels, de joutes ou de compétitions guerrières. Rare est une ville du territoire qui ne contient pas une arène et nombreux sont ceux prêts à en découdre contre de belles sommes. En effet, si certaines compétitions sont réservées aux chevaliers ou hommes d'armes expérimentés, on trouve également de nombreuses bastonnades locales où chacun est libre de participer. Ces luttes, à mains nues ou armées, sont l'occasion d'assister à de beaux spectacles et ce pour toute la famille.

Valbrume est un territoire fier de ses produits et de son terroir ce qui fait de nombreuses festivités prônent pour thème la récolte d'un met ou la cuvée d'un alcool. Les années fertiles sont encore davantage l'occasion de profiter en communauté de ce que la terre peut offrir et de ce que les populations parviennent à créer. C'est également le moyen d'attirer vers soi des autorités locales ou plus importantes, de faire connaitre ses productions et d'organiser foires, marchés autour de ces dernières.

Le penchant de beaucoup de bruméens pour les alcools les amènent à rivaliser de malice dans la création de jeux y mêlant leurs précieux breuvages. Le jeu des Dames ivres par exemple ou des Trois cochons sont particulièrement appréciés dans les tavernes.

Noblesse

La vie sociale des nobles dégagent davantage de temps libre leur permettant de pratiquer des loisirs plus raffinés mais également plus luxueux ou réservés à leur rang. La chasse en est un exemple parfait et tout nobliau qui se respecte possède un domaine propre à sa personne lui permettant de traquer gibiers et animaux sauvages. Plus qu'une ressource alimentaire, ils constituent des trophées pour ces seigneurs en recherche perpétuelle de gloire.

Les plus instruits et lettrés s'adonnent volontiers à deux jeux de paroles, des écrits de poèmes ou des joutes verbales. L'éloquence est alors travaillé par certain et peut faire forte impression à la cour du Baron ou dans les échanges entre nobles ou au-delà des frontières. On s'exerce également au maniement des armes et il n'est pas rare de voir un noble participer à un tournoi ainsi faire preuve de son courage.

Spécialités

Nourritures et boissons

Si le bruméen peut être perçu comme un bon vivant, avide des plaisirs du palet, la gastronomie de l'île se réduit à quelques aliments de base et une simplicité pour la majorité de la population. Cette dernière n'ayant pas accès à la diversité des produits, elle se contente de plats simples mais copieux.

> Gruau de céréales : Faisable avec à peu près tout ce que l'on a sous la main, ce repas peu savoureux mais consistant permet à un homme de tenir sa journée de travail. Il est souvent accompagné de pain.

> Ragoût : Les bruméens font mijoter de petits gibiers ou animaux fermiers pour confectionner des plats en sauce accompagnés de fèves ou de pain. Ce plat n'est pas quelque chose de quotidien et va souvent être fait pour une grande quantité de personnes au sein d'un village, d'une auberge.

> Poisson fumé : Moins cher que la viande et plus répandu, le poisson offre une belle alternative. Que ce soit du hareng, de carpes, de gardons ou de truites, il est facile de s'en procurer à la sauvette ou sur les étales des marchés. Il peut aussi être consommé bouilli.

> Soupes et légumes : Avec les céréales, les courges, navets et autres racines sont facilement accessibles par les populations bruméennes qui s'en servent pour confectionner des repas chauds.

> Compotes et fruits secs : La pomme et les noix sont les seuls fruits accessibles par tous du fait de leur grande répartition. On les mange à toute heure de la journée et ils servent de dessert pour les petites gens. Les fruits restent dans l'ensemble réservés aux classes aisées tout comme les produits exotiques.

> Viandes de gibiers : Préparés de divers manières et accompagnés d'épices, de légumes ou de sauces, elles sont l'apanage des élites urbaines qui s'en régalent lors de festins.


> Bière : La bière est la boisson de prédilection du Valbrume, elle est confectionné en différents endroits aussi bien par des producteurs laïcs que religieux. On la trouve sous différentes formes, couleurs et goûts allant de la gnaule aux ambrés pleines d'épices. Elle est davantage consommé que l'eau car moins contaminée et se sert donc à chaque repas comme accompagnement liquide.

> Cidre : Les productions de pommes sont entre autre utilisées pour confectionner un breuvage sucré et doux appréciée aussi bien des hommes que des femmes et des enfants. Peu cher et très rependu, on le retrouve sur de nombreuses tables qu'il soit fait localement ou importé d'une autre région.

> Vin : Le climat du Valbrume est peu propice à la culture des vignes et à la réalisation de vins d'exception. Cependant, quelques fûts sortent des caves bruméennes et les classes moyennes goûtent à ce pinard. Ceux qui en ont les moyens préfèrent directement importer des bouteilles célidis ou rivelis ayant meilleure réputation.

> Hydromel : Recette mise au point par les moines et gardée secrète au sein des monastères pendant des années. L'hydromel est un breuvage apprécié pour sa note sucrée et son arôme de miel. Les meilleurs rejoignent les caves des bruméens aisés tandis que les autres se vendent dans les foires et les marchés.

Artisanat et production

Il est des domaines dans lesquels les bruméens excellent plus que d'autre et notamment des produits issus du territoire et qui sont reconnus dans le monde pour leur qualité.

> Le bois : Les nombreuses forêts du Valbrume donnent accès à divers types de bois qui, une fois travaillés, offrent une solidité et une résistance incomparable. Utilisé à la fois dans l'architecture et dans la construction navale, sa réputation dépasse les frontières même de l'île.

> Travail du métal : Les artisans bruméens ont la particularité de disposer de métaux directement puisés dans les sous-sols du Valbrume. Une fois extraits et modelés, ils procurent aux outils ou aux armes une qualité notable. Le travail du fer notamment vaut aux forgerons bruméens des commandes importantes. On le retrouve ainsi dans des structures ou des décorations aux quatre coins de Caminelot.

Topographie du Royaume

Géographie de l'île

Valbrume se constitue en un large espace continental et uni auquel viennent s'ajouter des morcellements d'îles et îlots. Le tout est bercé par un climat tempéré bien que sensible à des variations parfois importantes en fonction des régions et des périodes. Aussi, si les littoraux et côtes arbores des températures douces, l'intérieur des terres connaissent davantage le froid et les hivers rigoureux n'y sont pas rares. Ce climat est entretenu par les nombreuses formations montagneuses qui sculptent le paysage et découpe à plusieurs endroits les territoires. Quand elle n'est pas recouverte de bois ou de forêts, la majeure partie du Valbrume se compose essentiellement de plaines et de plateaux plus ou moins fertiles. L'île est également réputée pour sa forte concentration de marécages et zones humides qui donnent au paysage cette ambiance lugubre et un décor pittoresque. Cette nature parfois hostile et incontrôlée a également participer à construire l'image du bruméen gaillard et primitif, davantage à l'aise avec les armes et les bêtes qu'en diplomatie.

Les principales cités étant reliées par voie terrestre, les déplacement en Valbrume sont relativement aisés malgré la difficulté de passage dans certaines zones que sont la Tourbière, la forêt de Roncenoire ou encore la crête de Rochegueule. Les espaces maritimes constituent la frontière principale de la Baronnie avec le reste du monde et ne constitue pas un élément très connu et contrôlé par les bruméens. Les îles alentours sont relativement bien desservies mais les longs voyages se font plus rare, réservés avant tout aux échanges commerciaux ou aux hauts dignitaires. Les espaces maritimes qui entourent Valbrume sont pour certains mal connus et souvent sujets à des tempêtes et des mers agitées. Ces aspects renforcent pour beaucoup la peur du grand large et de la navigation, participant à l'isolation relatif de la baronnie.

Les Régions

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Les Terres centrales

Les Terres centrales composent de par leur nom les territoires situés au cœur même de Valbrume. Coincée entre les quatre autres, la région se caractérise comme le carrefour du royaume où circulent voyageurs transitaires, marchands ambulants et tout autre souhaitant traverser le territoire. La région ne contient pas d'éléments principaux la structurant à l’exception de la cité de Stagenhard, placée en son centre. De ce fait, l'ensemble des activités s'articulent autour de la capitale qui capte une population de plus en plus importante. Il s'agit en effet de la région la plus peuplée de Valbrume mais dont la quasi totalité se regroupe au sein de Stagenhard. Le reste des terres sont alors composées de cultures visant à approvisionner les citadins mais également de petits hameaux, villages ou simples auberges profitant des voyageurs qui parcourent les routes afin de faire fructifier leur commerce.

Si quelques familles nobles y disposent d'un fief ou d'un domaine, le pouvoir y est centralisé par Stagenhard et la personne du Baron qui fait office de gouverneur des Terres centrales. En revanche, tout haut dignitaire de la baronnie qui se respecte dispose d'un pied à terre dans la Capitale lui permettant à la fois de jouir des droits de citoyens et d'une proximité avec le siège du pouvoir.

L'Estfÿld

L'Estfÿld est le grenier à blé de Valbrume et la deuxième région la plus peuplée de la Baronnie du fait de la forte présence paysanne. En effet, son paysage se compose essentiellement de plaines fertiles utilisées pour l'agriculture et l'élevage dont les produits transitent ensuite dans tout Valbrume. La population y est fortement rurale ce qui fait que les richesses profitent seulement à une poignée de nobliaux et grands propriétaires ayant la main-mise sur ces dernières. La région bénéficie d'un climat continental et relativement clément qui l'épargne des températures extrêmes et la rend idéale dans sa fonction de production. Les bruméens vivant ou originaires de l'Estfÿld sont en grande majorité issus soit de la condition paysanne soit de classes les plus hautes et le fossé immense qui les sépare est représentatif de l'absence de classe moyenne dans cette région.

La région fonctionne sur le principe même de la seigneurie médiévale avec des communautés villageoises rattachées à des propriétaires bourgeois ou nobles assurant l'organisation de leurs terres. Le château d'Herbedouve en est le parfait exemple et constitue la plus puissante position de l'Estfÿld. La famille Outremont y officie à la fois en tant que garant de la paix de la Baronnie dans la région mais surtout y exploite les ressources agricoles qu'elle contient. On y cultive avant tout des céréales tel le blé qui constituera l'élément nutritif quasi-exclusif des populations pauvres. Quelques plantes plus rares telles que le houblon, la vigne ou la pomme de terre y poussent également mais se réserve déjà à une classe sociale plus élevée.

La Pointe de Drest

Un littoral accueillant, un climat plus tempéré que du reste et une activité commerciale importante caractérisent cette partie du Valbrume. La région connait en effet une croissance importante du fait de l'installation de nombreux ports et bases maritimes accueillants aussi bien les navires bruméens que ceux floqués d'un étendard étranger. La Pointe de Drest, qui tire son nom de la famille noble qui la dirige, est devenue en quelques décennies la porte sur l'extérieure de la Baronnie. La majorité des produits qui entrent et quittent le territoire stationnent à un moment donné dans les cales et entrepôts de la région. Son épicentre en est l'île-cité de Castelberge, fief et demeure des De Drest depuis des générations et bâtie au centre du lac Bleu-Cœur. La ville, dont la spécificité est de reposer aussi bien sur terre que sur mer, capte l'essentiel des échanges maritimes de Valbrume faisant d'elle un centre multiculturel important. Si la diversité est peu présente chez les bruméens, Castelberge échappe à la règle par son flux interrompu d'arrivés et de départs en provenance de tout Caminelot.

La famille de Drest est une des plus puissantes du Valbrume à ce jour et cette position, elle le doit notamment à la Pointe qu'ils contrôlent et qui leur assure d'importants revenus continus. A l'exception de Castelberge qui jouit du statut de deuxième cité de la baronnie, le reste de la région est soumise à la même misère que connaissent les autres bruméens. Étranglés de taxes et d'impôts en tout genre, la populace vit la plupart du temps dans des conditions précaires. Si le travail du commerce et de la mer offrent de l'emploi, la Pointe de Drest est également le refuge de nombreux parias, badauds et autres clampins de basse espèce cherchant pour certain leur pain quotidien et pour d'autre, un aller simple loin de leur misère.

Havreroc

Plus étroite et moins peuplée que ses voisines, Havreroc entretient un lien particulier avec l'histoire du Valbrume. Elle est le siège de la famille Selemor, gardienne des savoirs ancestraux et des préceptes du Culte. Perchée sur les falaises de Finepierre, la citadelle de Viveclaire abrite les plus grands théologiens du monde bruméens. La science religieuse et les arts du Maître y sont enseignés aux futurs disciples du Culte qui transmettront ensuite leur parole au sein du territoire. Les Selemor, une des plus anciennes familles nobles de Valbrume, compte parmi ses rangs certains des plus illustres grands-prêtres et servent avec profonde loyauté la couronne. Ils tirent leur influence de cet héritage religieux ainsi que de la notoriété de leur enseignements.

La région quand à elle vit principalement autour de cet intérêt pour Viveclaire qui attire de nombreux jeunes hommes souhaitant mettre en oeuvre les apprentissages religieux, artistiques ou culturels proposés. Au-delà de la citadelle et des faubourgs qui l'entourent, Havreroc est parsemée de hameaux et villages alternant pêche, élevage ou artisanat comme activité lucrative. Une spécificité réside dans le fait que la Capitale Stagenhard y détient un port, Duremer, permettant à la cité un accès maritime et faisant de lui un quartier de plus, relié directement à la juridiction des Terres centrales. Les bruméens d'Havreroc sont connus pour leur calme et leur tempérament neutre par rapport à leurs voisins de Tertrebois. On leur prête des talents davantage gracieux comme le travail du verre ou des tissus. Cet artisanat du confort est prisée par ceux qui veulent donner un peu de cachet à leur propriétés faisant de Viveclaire et de ses alentours une enclave relativement sereine.

Tertrebois

Région la plus sauvage et hostile de Valbrume, nombreux sont ceux qui la considère encore étrangère au territoire. Tertrebois est en effet une place peu attrayante pour ceux qui n'y ont pas grandis. Couverte par la vaste foret de Roncenoire et séparée des Terres centrales par La Tourbière, on la croirait inhabitée et vierge de toute implantation humaine. Pour autant, elle constitue l'une des terres dans laquelle les premiers hommes se sont établis bénéficiant alors de la protection de ses bois et de la richesse de sa faune et de sa flore. Il s'agit encore aujourd'hui d'un lieu idéal de chasse et l'activité est particulièrement pratiquée par les locaux, peuples comme nobles. Son bois est également très prisé car d'une qualité remarquable tant pour sa solidité que sa maniabilité à le travailler. Il convient donc aussi bien pour la construction d'une structure stable que pour la confection de navires élancés et puissants. Chasseurs et bûcherons travaillent de concert avec la dernière catégorie qui, à eux trois, constituent la base du peuple de Tertrebois, les mineurs. En effet, le mont Eubéus et les rocheuses qui l'entourent sont particulièrement propices à extraction de pierres ou de minerais qui permettent à la région de conserver un potentiel intéressant pour le reste de la baronnie.

Tertrebois reste peu peuplée par rapport au reste du Valbrume et la majorité de ses habitants se concentrent autour de Chênecombe, fief de la famille Skälen et hauts dignitaires de la région. Enfouie au cœur de Roncenoire, la forteresse est l'un des lieux habité les plus anciens du territoire et abrite les corps défunts de la famille Marbros, décimée au moment de l’unification. Les bruméens de Tertrebois conservent d'ailleurs un attachement particulier à ce sentiment d'indépendance et sont souvent vus en marge du reste de la société. Ils se définissent par des traits plus brutaux, un dialecte moins raffiné et des coutumes davantage étrangère au Culte du Maître qui prédomine tout de même sur eux. Ces mœurs et attitudes vont de pair avec leur isolation plus forte et notamment lors des périodes hivernales où le climat y est particulièrement inhospitalier.

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